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Moi il y a 8 mois à 98 kg et un IMC de 38

 

Moi maintenant

Et moi 8 mois après l'opération avec 38 kg en moins, alors si il y a quelqu'un qui sait ce qu'est le surpoids et l'obésité c'est moi !!!!

 

Source : Le Soir

Le sujet reste controversé, mais le surpoids n’est pas toujours associé à des perturbations métaboliques. Une étude finlandaise apporte des éléments pour comprendre pourquoi certaines personnes obèses restent en bonne santé.

Les vrais jumeaux qui présentent des différences morphologiques (ils sont alors dits « discordants ») sont rares mais précieux pour les scientifiques. Ceux de l’Unité de recherche sur l’obésité de l’Université d’Helsinki se sont intéressés à des « paires » de jumeaux dont les poids étaient différents pour tenter de percer les mystères d’un paradoxe qui agite la sphère scientifico-médicale : celui des obèses dits « en bonne santé ».                

Le concept d’« obésité saine » désigne les personnes chez lesquelles le surpoids n’est pas associé à une augmentation du risque de mortalité ou de maladies cardiovasculaires. Une étude sur le sujet, parue dans le Journal of American Medical Association le 2 janvier 2013, au lendemain des Fêtes, avait suscité un vif intérêt. Adieu bonnes résolutions et régimes pour la nouvelle année : les chercheurs, après avoir compilé 97 publications scientifiques portant sur 2,88 millions personnes, concluaient en effet que l’obésité modérée n’est pas néfaste pour la santé, mieux, un léger surpoids serait même protecteur !

Est-il donc possible d’être obèse sans développer de diabète ou d’hypercholestérolémie ? « Le fait est que certaines personnes qui présentent un surpoids caractérisé n’ont effectivement aucun problème métabolique  », explique Vittorio Giusti, médecin adjoint à la Consultation d’obésité et des troubles du comportement alimentaire du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). « Ces personnes intéressent beaucoup les scientifiques car elles semblent avoir des capacités de protection contre les méfaits de l’obésité. »                

Pour leur étude, publiée récemment dans la revue Diabetologia, les scientifiques finlandais ont tenté d’identifier les paramètres qui diffèrent entre patients obèses avec des troubles métaboliques et personnes obèses en bonne santé. Et pour y parvenir, ils n’ont pas choisi la voie de la simplicité. Plutôt que d’étudier classiquement des populations de patients, ils ont décidé de voir ce qu’il se passait chez des jumeaux génétiquement identiques, mais de poids différents. « Faire une étude clinique sur des vrais jumeaux est toujours compliqué, sourit Jussi Naukkarinen, auteur de l’étude. Mais quand en plus il faut qu’ils soient différents, cela devient un vrai casse-tête ! »                

Les chercheurs sont parvenus à trouver 16 paires de jumeaux et jumelles « discordants », dont l’écart de poids était en moyenne de 17 kg. «                          On peut s’étonner d’une telle différence de poids chez des vrais jumeaux, mais cela montre que les facteurs génétiques n’expliquent pas tout dans l’obésité                     », relève Jussi Naukkarinen.

Les caractéristiques morphologiques, biologiques et cellulaires de chaque jumeau obèse ont été comparées à celles du jumeau de poids normal. Pour une moitié de l’effectif, le jumeau le plus gros présentait une « obésité saine ». Pourcentage de graisse hépatique, pression artérielle, sensibilité à l’insuline et taux de cholestérol et de triglycérides étaient similaires malgré la différence de poids entre frères ou sœurs. C’est chez les sujets obèses qui présentaient le plus fort taux de graisse hépatique que l’on retrouvait les troubles métaboliques habituellement associés à l’obésité, alors que leur jumeau de poids normal était en bonne santé.

Ces résultats confirment que les problèmes métaboliques liés à l’obésité dépendent de la localisation de la surcharge pondérale. « Il y a obésité et obésité, rappelle Vittorio Giusti. Si la graisse se loge préférentiellement sous la peau, c’est beaucoup moins dangereux pour le patient que lorsqu’elle s’accumule autour des organes ou dans le foie. »                

«Chez les sujets obèses en bonne santé, il y a aussi bien moins de réactions inflammatoires chroniques que chez les autres patients obèses, note Jussi Naukkarinen. Le fonctionnement même des cellules adipeuses semble être différent. » En effet, quand ils prennent du poids, les obèses « sains » auraient tendance à multiplier le nombre de leurs cellules adipeuses, alors que dans l’obésité classique c’est la taille des adipocytes qui augmente.

Les mitochondries, petits éléments qui produisent l’énergie à l’intérieur de chacune de nos cellules, joueraient aussi un rôle dans la protection contre les effets néfastes du surpoids. « Leur fonctionnement est habituellement moins efficace chez les personnes obèses, mais nous n’avons pas retrouvé cette altération chez les jumeaux obèses « sains», ajoutent les scientifiques finlandais.

Ces résultats apportent les premiers éléments de compréhension sur les mécanismes cellulaires qui pourraient expliquer la variabilité des effets du surpoids. « Il ne faut cependant pas oublier qu’il n’y a pas que la biologie qui entre en compte », relève Jean-Philippe Chaput, du Groupe de recherche sur les saines habitudes de vie et l’obésité de l’Université d’Ottawa "Parmi les personnes obèses que nous suivons ici, ceux qui sont en bonne santé sont ceux qui ont la meilleure hygiène de vie. Ils sont certes en surpoids mais ont une activité physique régulière, une alimentation équilibrée, une bonne gestion du stress et dorment assez." Les obèses « sains » de l’étude finlandaise étaient aussi les sujets les plus actifs.

Alors que, selon un rapport publié début janvier, un adulte sur trois sur la planète serait en surpoids, l’idée qu’il ne faille pas nécessairement chercher à lutter contre le surpoids de manière systématique ne fait pas consensus. Et des voix s’élèvent, notamment dans le dernier numéro du New England Journal of Medicine, pour fustiger le concept de « fit but fat » – comme le désignent les Anglo-Saxons –, qui ne serait qu’un mythe. La revue met en avant la méta-analyse d’une équipe de l’Hôpital Mont Sinaï de Toronto, qui compile des études réalisées sur des patients obèses entre 2004 et 2011. Elle conclut qu’il n’existe pas de conditions dans lesquelles l’obésité peut être saine. Selon les chercheurs, même sans problèmes métaboliques, les risques pour la santé sont plus importants chez les personnes obèses que chez celles ayant un poids normal.

« Nous ne remettons pas en cause le travail de nos collègues, modère Jean-Philippe Chaput. Mais nous pensons que leurs conclusions se basent sur une mauvaise classification des personnes obèses et sont, de fait, biaisées. Oui, il existe des obèses en bonne santé, et qui ne vieillissent pas plus mal que des personnes de poids normal ; nous en voyons tous dans les consultations spécialisées. »                

Le chercheur appartient au Réseau canadien en obésité, qui rassemble scientifiques et médecins autour de la question de la prise en charge des patients obèses. « Nous pensons qu’il faut mettre en place des outils permettant d’individualiser le diagnostic d’obésité et d’adapter la prise en charge au patient, explique Jean-Philippe Chaput. Pourquoi vouloir à tout prix faire maigrir une personne en surpoids qui va physiquement et psychologiquement bien ? Cela permettrait aussi de prioriser l’accès aux soins pour ceux qui en ont le plus besoin. C’est aujourd’hui une question majeure de santé publique. »

Mon humble avis :

Il y en a marre de ce genre d'étude qui vise à faire croire qu'on peut être un obèse heureux, avec son surpoids et sa graisse, soyons honnêtes et arrêtons de nous voiler la face, NON et NON on ne peut pas être heureux avec un surpoids, j'ai vécu avec un surpoids depuis quasiment 20 ans et je viens de perdre 38 kg grâce à la chirurgie digestive en 8 mois et donc je vous assure que c'est une autre vie, une véritable renaissance !!!!! FOUTAISE cet article et je veux m'insurger contre ce genre de concept véhiculé par une presse qui ne sait visiblement pas ce que c'est de vivre dans le corps d'une personne obèse !!!!!!!!